ELECTION PRESIDENTIELLE 2017

C’est un sujet qui devrait être au coeur des débats prochains car la Participation renforce la souveraineté du Peuple, le Pacte républicain et le Pacte social. Elle peut donc constituer la clé essentielle du redressement de la France.

Michel MERCIER
Candidat

Pour une réorientation politique et la mise en place pérenne de la participation dans TOUTES les entreprises.

La baisse des charges est réclamée par tout le patronat : PME, TPE, Artisanat, Professions libérales (72% des emplois), Entreprises du CAC 40 qui doivent les payer à l'URSSAF (et autres caisses). Selon la situation économique de l'entreprise, ces charges trimestrielles peuvent constituer un phénomène de basculement brutal de la semi stabilité vers l'incertitude menaçante.

Toutefois si les entreprises du CAC40 soutiennent cette réduction, elles ne sont pas les premières concernées, étant donné que beaucoup d'entre elles sont parvenues à obtenir des exonérations partielles ou totales de ces charges bien qu'elles ne comptent que pour 28% du total des emplois nationaux, et les charges correspondant à ces emplois sont pour une très large part "réglées" par l'Etat.

Les gros salaires des dirigeants sont rarement trouvés parmi les TPE ou dans l'artisanat et concernent plus souvent des personnels des grosses entreprises qui n'ont jamais risqué leurs biens dans l'entreprise à titre personnel autrement qu'en résultante de distributions d'actions gratuites.
Ces mêmes dirigeants sont eux-mêmes souvent contractuellement protégés en cas de départ de l'entreprise même s’ils ont "démérité" en la rendant aux actionnaires, en un état pire qu'ils ne l'ont trouvée.

Les charges payées par les entreprises ont pourtant une importance sociale capitale: elles sont assises sur les salaires et servent à financer les "grands risques": chômage, maladie, vieillesse, accident de travail, charges familiales.

On les catégorise sémantiquement comme les charges, mais ce sont en fait des cotisations versées par les salariés (charges salariales) et par l'entreprise (charges patronales) et en théorie elles devraient être traitées comme des cotisations dans des associations de bénévoles (à salaires normaux) avec des placements des sommes au mieux de l'intérêt général et, sans dispersion fût elle de volonté politique .

Or ce n'est pas le cas, des montants considérables ont été prélevés arbitrairement à de multiples reprises par l'Etat, sur les réserves du privé pour remettre à flot les caisses du secteur public gérées parfois plus librement qu'il ne le faudrait et plus généreuses dans leurs prestations que les caisses du privé.

La "participation" gaulliste procède de la mise en œuvre d'une démarche généreuse permettant aux salariés des entreprises de bénéficier d'un accès à des actions à des taux préférentiels en fonction de leur ancienneté, système qui a connu un vif succès aux USA, elle permet l'accès de représentant(s) des salariés aux Conseils d'administration et aux Assemblées Générales dans lesquels peuvent être approchées les grandes décisions qui concernent l'entreprise et sa vie.

La "participation" est créatrice de lien social pérenne et reste à ce jour la plus grande sécurité et la meilleure assurance existante pour tous.

L'entreprise doit rester un espace de liberté où les décisions ne doivent pas être soumises à des référendums à répétition qui seraient aussi destructeurs que peuvent l'être des grèves.

La baisse des charges ne devrait pas relever d'une "solution" hypothétique de transmission de prélèvements sur les salaires (cotisations) vers des assurances privées dont la gestion ne pourrait être mise sous surveillance permanente.

Mais l'Etat devrait également penser à gérer séparément dans la masse budgétaire ce qui ne relève pas des caisses du privé :
- charges des salariés du secteur Public,
-versements à des allocataires (sans droits relevant d'un travail effectué), etc...
Cela allégerait sa "couverture" actuelle: 32% des dépenses.

En surveillant sévèrement le fonctionnement du système, on fâchera nécessairement certains anormalement privilégiés, on réduira les dysfonctionnements qui n'intéressent que la presse étrangère, mais on ne remettra pas en cause la spécificité sociale française, fortement agressée par les agents acteurs d'une libéralisation extrême et d'une mondialisation sauvage qui détruit les peuples au profit du seul argent roi en cherchant à corrompre les détenteurs du pouvoir politique.

PS. La situation des travailleurs détachés devrait être revue parallèlement : dans le système actuel, rien n’a empêché l’embauche par des administrations semi publiques (entre autres) de travailleurs détachés par des entreprises fictives ou semi fictives et ne reversant aucune somme aux autorités des pays d’origine des travailleurs (par ailleurs souvent non organisées pour les recevoir).

Jean Philippe BIRON
ESSEC